Kolda8’s Blog


novembre 7, 2008, 11:25
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layecissePortait: Abdoulaye Cissé, président de la Crjs de Kolda

 

Son rêve, être Jacques Habib Sy ou… rien !                               

 

 

 

Bagarreur, le président de Convention régionale des jeunes de Kolda s’est forgé une réputation à force de ‘’défier’’ les politiciens et de combattre l’injustice. Enseignant, ‘’Laye Cissé’’ s’efforce, laborieusement, de bâtir une société civile engagée au Fouladou. Sa plus grande satisfaction ? Les routes et les lampadaires, même si certains font remarquer que les réverbères, une bonne centaine, sont jusque-là non allumés. De quoi faire penser à une révolution inachevée, voire mal éclairée. A 35 ans, il a séjourné à deux reprises à la Maison d’arrêt et de correction de Kolda. Son combat l’oblige à se barder de gris-gris ‘’parce que Kolda est une ville mystique’’, explique-t-il.   

 

 

 

‘’Libérez Laye Cissé!’’ Ce slogan a été scandé par les écoliers de Kolda en 2006. Pendant près de deux semaines, alors en guérilla urbaine contre les forces de l’ordre, les élèves exigeaient ainsi la libération du président de la Convention régionale des jeunes de Kolda (Crjs) et de ses camarades. Ils étaient en détention préventive. On leur reprochait d’avoir organisé une marche non autorisée. Depuis lors, ce nom ‘’Laye Cissé’’ est connu quasiment de tous à Kolda. Parce que celui qui le porte est désormais, sans conteste, une célébrité au Fouladou. Mais, à l’état civil, il s’appelle Abdoulaye Cissé. Agé de 35 ans, cet enseignant de profession s’est, aujourd’hui, carrément fait une réputation dans la société civile…engagée. Sa vie, il dit l’avoir transformée en combat. Bagarreur, ‘’Laye’’ l’a été aussi au collège. Toujours classé premier de sa classe à Rufisque, il était pressenti dans le groupe des meilleurs collégiens pour aller au Maroc. Son rêve d’écolier : devenir pilote de l’air. Un faible pour ce métier qu’il tient, tel Saint-Exéupéry, de son goût du risque au service de l’humain. Le Bac série D en poche, il s’inscrit en Math-Physique à l’Université Cheikh Anta Diop. Une ambition de pilote vite brisée par un surmenage. Petit, la corpulence imposante, le teint noir, le président de la Crjs a souvent le sourire aux lèvres. Marque d’ouverture ? Sans doute, mais aussi celle d’ un homme qui fait, ainsi, un pied de nez aux mille et une menaces de ses adversaires. ‘’Personne ne peut m’intimider’’, clame-t-il, esquissant un geste ample, comme pour donner plus de vigueur à son propos. La mise toujours correcte, ‘’Laye’’ affectionne les tenues modernes et les souliers noirs bien astiqués. On ne le voit presque toujours que dans un port de ville. Ce sont là, à l’évidence les stigmates de son passage dans l’armée. Sous les drapeaux, il gravit vite les échelons et devient élève gradé. Mais le milieu des uniformes est aux antipodes de sa soif de liberté et de son tempérament de ‘’soldat’’ bougon. Un caractère qui s’est, par ailleurs, vite révélé, plus tôt, au lycée Alpha Molo Baldé où il a été transféré en milieu d’année scolaire. Le président de la Crjs s’est, en effet, placé au centre d’une grève de plusieurs semaines qui déborde en émeute. Il est arrêté avec huit autres élèves puis incarcéré à la Maison d’arrêt et de correction de Kolda pendant trois semaines. Ils passent tous la tabaski en prison et finissent par être élargis sans procès. Par contre, son destin de contestataire, lui, venait, à l’apparence, d’être scellé.

 

La démarche lente, Cissé est conscient des nombreuses sollicitations dont il est l’objet dans la rue. Là, notamment aux abords du marché central, l’homme ne passe jamais sans être interpellé qui pour se plaindre d’une injustice, qui pour le féliciter ou l’encourager.  En vérité, Laye Cissé est perçu, à Kolda, comme un redresseur de torts, lui qui dit s’accomplir sur le terrain et flétrit la société civile de séminaire et de bureau. ‘’C’est cet engagement sur le terrain qui nous a valu notre arrestation de 2006’’, explique-t-il. Une affaire de marche pour le début des travaux du Programme Kolda 2006 interdite qui atterrit devant la barre. Le président de la Crjs et ses camarades s’en sortent avec une relaxe pure et simple. Néanmoins, son contentieux avec les libéraux notamment le maire de Kolda reste entier dans l’affaire des chantiers de Thiès. Teigneux, Cissé refuse tout compromis avec les politiciens et développe une attitude de totale démarcation avec les libéraux. Sa plus grande satisfaction ? Les routes et les lampadaires, même si certains font remarquer que les réverbères, une bonne centaine, sont jusque-là non allumés. De quoi faire penser à une révolution inachevée, voire mal éclairée. ‘’C’est le fruit des foulards et brassards rouges lors de la visite de Me Wade en juillet 2005’’, revendique, tout de même, le patron de la Crjs. Ce Samedi-là, le président de la république, invité par les femmes libérales à une randonnée, a été accueilli par une foule de jeunes déchaînée, arborant des foulards et brassards rouges. Ils exprimaient ainsi leur colère contre l’état de la ville. L’accueil a eu l’effet d’un coup de tonnerre. Car, il coïncidait avec le premier jour d’Idrissa Seck en prison. Wade venu ‘’chercher’’ un bain de foule a eu un accueil chaud. Une ‘’défiance’’ au centre de laquelle se trouve un agent de l’Etat comme Cissé. ‘’J’ai choisi d’être aux côtés des populations. Marié à une ravissante professeur d’éducation physique, ‘’Laye Cissé’’ n’en souffre pas pour autant. ‘’Il m’arrive d’exploser et de vouloir claquer la porte’’, lâche son épouse qui reconnaît jouer les sentinelles chaque fois que son mari sort la nuit. Père d’une fillette de sept ans, Laye Cissé affirme que sa mère lui a souvent demandé de renoncer à ‘’cette vie’’. ‘’Elle a fini par comprendre le sens de mon combat’’, se félicite-t-il. Un combat qui l’oblige à se barder de gris-gris, ‘’parce que Kolda est une ville mystique’’, explique-t-il. Et c’est pour Cissé le prix à payer, lui qui se prend pour ‘’un cadavre ambulant’’ et  dont le rêve est de devenir comme Jacques Habib Sy de Transparency international. Tel Victor Hugo qui écrivit en 1816 : ‘’Je veux être Chateaubriand ou rien’’. Hamidou SAGNA                                 

 

 

 



Découpage administratif
novembre 7, 2008, 11:19
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    Découpage administratif de Kolda

 

 

Le Pds et le député Alpha Koïta au banc des accusés

 

Ceux qui croient plié le découpage administratif de Kolda se trompent. Car, dans nombre de villages du nouvel arrondissement de Mampatim, les populations en sont amères. Et elles ne cachent pas leur volonté de se détourner du Pds si Dialambéré passe. 

 

 

Les libéraux auront fort à faire à Ngoky. Dans ce village situé à quelque 60 km de la commune de Kolda, un seul mot d’ordre résonne : non au Pds. La colère des populations est partie du choix porté sur Dialambéré pour abriter le chef lieu de communauté rurale. Lors de la réunion convoquée à la place du village, les enfants ont barandi des ardoises où l’on pouvait lire ‘’Non à Dialambéré ! Non au Pds, oui à Ngoky’’. ‘’On nous a opposé la force. Car, le premier découpage a fait de Thiara chef lieu de communauté rurale. Nous avons vu les papiers’’, clame Moutarou Baldé du village de Thiara, un village voisin de Dilambéré. Baldé était venu, à l’instar de nombre de villageois de la zone frustrés, assister à la réunion convoquée à Ngoky. ‘’A la force, on opposera la parole’’, prévient-il. Une parole destinée à pourfendre le Pds, notamment le député libéral Alpha Koïta. ‘’Dialambéré a toujours été socialiste. Nous ne sommes pas d’accord, nous ne voterons plus Pds !’’, menace le responsable des jeunes de Thiara Samba Baldé. Son homologue de Ngoky, Garanké Mballo est tout aussi formel :’’si c’est ainsi, nous n’aimons pas le Pds’’. Dépité, Samba Baldé lance : ‘’Si Demba Koïta et Yoro Kandé faisaient ainsi, on aurait pas existé’’. Ces deux personnages, tous les deux anciens parlementaires, sont les pionniers du Ps à Kolda. Le ton se fait plus ferme quand l’imam de Ngoky Mamoudou Diallo prend la parole. ‘’Nous avons quelque chose qui nous fait mal : Dialambéré n’est pas un secteur. C’est soit Ngoky, Thiara ou Thiéval Lao. Cette politique est mauvaise. Nous les imams, nous affirmons être prêts à rejoindre l’opposition si le choix porté sur Dialambéré est confirmé’’, souligne-t-il avec force. Le péché d’Alpha Koïta ? Ressortissant de Dialambéré, les populations l’accusent d’avoir détourné le choix des techniciens au profit de son village. Joint par téléphone, le député Koïta dégage en touche et dit n’être de prêt ou de loin associé au découpage administratif érigeant son village en communauté rurale. ‘’C’est juste une coïncidence si mon village natal est choisi. J’ignore les critères de l’administration territoriale’’, plaide-t-il. Et le ton ferme et agacé, il lance : ‘’c’est une affaire qui commence à m’écoeurer’’. Soit ! Mais, sur le terrain, il devra se préparer à contenir aussi les tirs groupés des villages de Thiéval Lao et de Thiara. Dans ces deux localités, une seule religion a cours : ‘’c’est Alpha Koïta l’auteur du coup de force’’. Un coup de force qui écarte Thiara au profit de Dialambéré. Le mercredi dernier, faisant face à la presse, trois responsables de Thiara (Djibril Touré, Ibrahima Cissé et Demba Seydi) ont laissé entendre que le découpage est loin d’être partagé par les populations. Ce dimanche, le sous-préfet du tout nouvel arrondissement de Mamapatim aurait convoqué une réunion des chefs de village de la ‘’communauté rurale’’ de Dialambéré. Une convocation à laquelle les chefs de villages de Thiéval Lao ont décidé de ne pas déférer. ‘’Ils se sont réunis le mercredi pour adopter de concert cette position, si c’est Dialambéré qui accueille la réunion’’, dit Djibril Touré qui tient la nouvelle de Fally Diamanka, chef de village de Maréwé Samba. Voilà une affaire qui ne doit pas déplaire à l’opposition. Hamidou SAGNA  

 

             Au centre de la querelle : une affaire de village hanté

 

 

Dans les explications sur la préférence faite à Dialambéré au détriment de Thiara pour abriter le chef lieu de communauté rurale, il y a une bonne dose d’irrationnel. Thiara est, en effet, accusé d’être sur la liste des villages ‘’briseurs de carrière’’. En termes clairs, toute autorité qui s’y rend est aussitôt relevée de ses fonctions. Voilà un type d’accusation que les autorités, notamment celles de l’administration territoriale, prennent au sérieux. ‘’Ça mord ou ça mord pas, il vaut mieux ne pas donner la main’’, se dit-on souvent dans ces milieux de l’administration. D’ailleurs, la cartographie de ces villages ‘’briseurs de carrière’’ serait bien disponible à la préfecture. Tout comme, semble-t-il, le tracé des pistes interdites. Dans tous les cas, Thiara a été au centre d’une vaste ‘’folie’’ il y a quelque quatre ans. Un chef de village de la zone, décédé, aurait été rejeté par la terre après avoir été inhumé. La rumeur avait franchi les limites de Thiara pour occuper les cancans dans la commune Kolda. Mais, dans ce village, on rejette cette accusation. ‘’C’est plutôt Dialambéré qui est hanté. Car sous l’arbre à palabres de ce village on enterré vif un bœuf noir’’, attaque un ressortissant ayant requis l’anonymat. Et d’ajouter ‘’Thiara village hanté, non ! Me Wade, Abdou Diouf et Yoro Kandé y ont tous passé la nuit’’. H.SAGNA                    



novembre 7, 2008, 11:13
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Kolda : Dialambéré érigé en communauté rurale

 

Des chefs de village refusent de répondre à la convocation du sous-préfet

 

Le temps où l’autorité administrative ‘’semait’’ la trouille dans l’esprit des villageois semble révolu. Le sous-préfet de Mamaptim a, en effet, vu son autorité ‘’défiée’’ par bon nombre de chefs de villages qui ont refusé de répondre à sa convocation. Le prétexte ? Leur hostilité contre l’érection de Dialambéré en communauté rurale.   

 

La défiance de l’autorité administrative a-t-elle commencé dans le nouvel arrondissement de Mampatim ? En tout cas, nombre d’imams et de chefs de village convoqués en réunion, à Dialambéré, par le nouveau sous-préfet Mamadou Moustapha Thiandoum n’ont pas répondu à son appel. Au total 32 villages seulement ont déferré à la convocation sur les 61 que compte la nouvelle communauté rurale de Dialambéré. Cette ‘’défiance’’ fait suite à l’érection de Dialambéré en communauté rurale. Une décision qui n’agrée, naturellement, pas l’écrasante majorité des villages que polarise Dialambéré. ‘’Je ne peux contraindre quelqu’un à répondre à ma convocation. Mon interlocuteur direct est le chef de village’’, a répondu le sous-préfet Thiandoum, interpellé par la presse. Et d’ajouter ‘’aujourd’hui, il y a un groupe de chefs de village qui disent ne pas reconnaître pas Dialambéré comme chef lieu de communauté rurale, en tant qu’administrateur je ne peux qu’appliquer les textes.’’ Le lieu de la réunion se justifie, selon M. Thiandoum par le décret, 2008/ 749 du 10 Juin 2008 créant la communauté rurale de Dialambéré. A l’ordre du jour de la rencontre, sous haute surveillance des éléments de la gendarmerie, figuraient la question des infrastructures de la nouvelle communauté rurale, son érection contestée en communauté rurale et  la révision des listes électorales. Ce dernier point était important. Car, des membres de la commission de révision des listes électorales auraient subi des exactions le 14 octobre dernier à Thiara. De quoi amener le sous-préfet  M. Thiandoum à mettre en garde les récidivistes. « Tous les  gens coupables d’exactions contre la commission trouverons l’administration devant eux », lance-t-il. ‘’Nous avons été malmenés à Thiara, depuis lors les opérations de la révision des listes électorales sont bloquées dans ces villages », s’est plaint le président de la commission Lamine Baldé. Les commissions de révision des listes électorales cherchent, en tout cas, désespérément ‘’clients’’ dans la nouvelle communauté rurale de Dialambéré et la plupart des localités déçues par le découpage administratif comme Thiara. 

Le village de Thiara avait, semble-t-il, en effet, été pressenti pour abriter la communauté rurale en lieu et place de Dialambéré. A l’arrivée, c’est tout le contraire qui se produit. Des regards accusateurs se sont alors tournés vers le député Alpha Koïta, ressortissant de Dialambéré. Ce que l’intéressé nie en bloc. ‘’Si le choix s’est porté sur Dialambéré, mon village natal, ce n’est qu’une coïncidence’’, avance-t-il. Sur le terrain, les populations, elles, exigent toujours un nouveau découpage de l’ex-communauté rurale de Dabo en deux collectivités faisant de Thiara et Théwal Lao des communautés rurales. ‘’Tant que le siége est maintenu à Dialambéré nous allons tourner le dos au parti démocratique Sénégalais’’, alerte Djibril Touré, responsable politique à Thiévwal Lao. Le temps où l’autorité administrative ‘’semait’’ la trouille dans l’esprit des villageois semble, en tout cas, révolu. Les villageois, dopés, à l’évidence, par une forte sensibilisation à l’actif des Ong et des partis politiques, sont désormais conscients de leurs droits. Nombre de ces localités de la campagne n’hésitent pas, d’ailleurs, à battre le pavé qui pour se plaindre d’une injustice qui pour exiger du courant, de l’eau ou le réseau du téléphone cellulaire. Même le port des brassards et foulards rouges est bien entré dans les mœurs en campagne. Hamidou SAGNA

       



Assises nationales
novembre 7, 2008, 10:46
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Malang Mané, président du comité départemental des Consultations citoyennes

  photo_mane

‘’Tout est priorité à Kolda’’

 

Ce week-end, les populations de Kolda ont passé au tamis les difficultés de leur localité dans le cadre des consultations citoyennes. Dans cette interview, le président du comité de pilotage Malang restitue l’essentiel des débats au cours desquels il est ressorti que Kolda souffre partout. 

 

Walf : Dans quelle ambiance avez-vous travaillé ?

 

Nous nous réjouissons de la forte mobilisation exceptionnelle et très large des citoyens qui ont répondu à l’appel du comité départemental de pilotage notamment de la présence des chefs religieux. Cette dernière est constituée de citoyens et de parties prenantes qui ont donné l’opportunité à des citoyens koldois d’exprimer leur projet de société pour leur région de façon générale. Nous sommes satisfaits du climat détendu qui a caractérisé les travaux. Nous nous félicitons surtout de l’approche inclusive en dépit des différences.

 

Quelle a été la démarche du comité de pilotage avant les journées ultimes des consultations citoyennes ?

 

Il faut tout de suite le dire, le travail n’a pas été facile. Dès l’installation du comité de pilotage, des commissions thématiques sont mises en place. Ces thèmes sont le condensé des préoccupations exprimées par les populations lors de l’installation de ce comité de pilotage. On a alors procédé, auprès des experts locaux, au recueil de l’état des lieux relatif à chaque thème. Au cours de ces deux jours (Ndrl : Samedi et dimanche derniers), les populations se sont librement exprimés après la présentation des experts locaux.

 

Quelles sont les grandes lignes qui sont ressorties des consultations citoyennes ?

 

On peut dire que tout est priorité à Kolda. Même si des succès ont été notés çà et là, les consultations citoyennes nous ont permis d’identifier des attentes des populations. Dans le secteur de l’environnement, nous avons noté que Kolda regorge d’énormes potentialités avec plus de 100.000 hectares de forêts classées qui sont aujourd’hui victimes d’agression des citoyens. Ce secteur de l’environnement connaît, d’après les consultations, des difficultés liées à la gouvernance. Mais cela est aussi relatif à des problèmes relevant de la sensibilisation et de la formation des citoyens. Il a été aussi question des problèmes fonciers occasionnés par le phénomène des migrations. Des conflits de terres à Médina Yoro Foulah ont été cités en exemple. Au plan sanitaire, ces consultations ont montré qu’il y a de réels problèmes dans ce domaine. Il en est ainsi de l’accès aux médicaments et aux soins de santé primaires, l’absence de personnels qualifiés, la mortalité maternelle et néo-natale dont l’ampleur est inquiétante à Kolda. Les personnes âgées ont déploré les difficultés liées au plan Sésame et la disponibilité de certains médicaments et la complexité des procédures. Dans le secteur de l’éducation, les populations se sont beaucoup appesanties sur les questions de recrutement dont l’impact sur la qualité est sans conteste. Les jeunes ont décrié le chômage consécutif surtout à l’indigence, voire l’inexistence d’usines de transformation de produits laitiers ou forestiers.

 

Quel est le diagnostic des consultations en ce qui concerne la bonne gouvernance politique ?

 

Il a été noté en ce qui concerne la décentralisation des dysfonctionnements liés par exemple au retard de la mise en place des fonds de dotation certains secteurs importants comme la santé. Les gens ont aussi souligné la faiblesse de l’accompagnement des collectivités locales. Il va falloir, pour surmonter ces difficultés, procéder à la formation des élus locaux. La question genre notamment celle des femmes n’a pas été occultée surtout les problèmes propres à la violence faite aux femmes.

 

Il y a eu des succès dans la gestion de Kolda. Quels sont-ils ?

 

Notre méthode de travail s’est fondé sur le Sépo (Succès, échecs, potentialités et obstacles). Parmi les succès, tout le monde se réjouit du nouveau visage de Kolda avec ses infrastructures surtout routières. Les populations en demandent encore notamment pour ce qui concerne l’éclairage public. L’accès à l’éducation avec les collèges de proximité a été salué même si on a déploré les nombreux abris provisoires. D’ailleurs un jeune intervenant a bien résumé la situation de Kolda pour dire qu’on a tout, mais on manque de tout.

 

Quelle sera la prochaine étape ?

 

 A partir du 10 novembre, le comité de pilotage ira à la rencontre des 13 communautés rurales du département de Kolda. A la base, les populations vont également donner leur point sur les forces et les faiblesses de la région. C’est seulement après cette étape que le comité de pilotage passe à la rédaction du document final. Propos recueillis par Hamidou SAGNA        



Un blog commme un médicament
novembre 5, 2008, 1:22
Filed under: Bonne Gouvernance

Un blog comme un médicament

 

Un blog, c’est d’ordinaire une tribune. J’en ai alors créé un. Mais attention, cet espace est celui d’un dialogue vivant et dynamique entre vous et moi. Qu’est-ce à dire ? Eh bien, que chaque lundi, je me propose de vous entretenir d’un sujet. En retour, j’attends vos réactions, vos contributions et, pourquoi pas, vos critiques. Critiques ? Oui, car la thématique du blog porte sur la bonne gouvernance politique et sociale. Et comme on le sait, ces deux domaines souffrent de pratiques exécrables. Il y a urgence de mettre le doigt à la plaie pour qu’elle se cicatrise au plus vite. Mais qu’on ne se leurre pas, les maladies consécutives à la mauvaise gouvernance politique et sociale sont susceptibles de rechute. Il y a, semble-t-il, toujours rechute. De quoi donc se livrer par, entre autres, cet instrument qu’est le blog, à une veille permanente. Cette tribune sera alimentée par des articles qui s’efforcent de vous restituer, telles quelles, les déviances sociales et politiques au quotidien. Certains papiers seront, au besoin, illustrer par des photos. Comme pour vous dire que cette plateforme n’a qu’un seul crédo, illuminer les zones d’ombre dont on aime se plaindre autour des ‘’trois normaux’’, dans les Ndiaga Ndiaye ou dans les salons feutrés. Un blog qui se veut médication. Nous l’avons appelé Kolda8. Car, c’est le Fouladou, en principe, notre champ d’intérêt. Le chiffre 8 est juste un repère pour indiquer 2008, l’année de création du blog. Hamidou SAGNA



Hello world!
novembre 5, 2008, 12:49
Filed under: Uncategorized

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